"A New York, les taxis sont jaunes, à Londres ils sont noirs et à Paris ils sont cons"
"Un jour j'irai à New York avec toi"
Jean Louis.
Et oui, c'est lui qui l'a dit. Y avait bien Louis avec lui mais c'est Jean Louis qui lui a dit.*
Qu'il irait.
A New York!
Et comme il avait une p'tite tendance à le crier un peu trop souvent dans le combiné, bah nous aussi on le disait. Souvent, même. Trop souvent, même. Peut être un tantinet un tout petit peu trop souvent pour que ce soit supportable pour notre groupe de pairs, même.
Bon, le problème, c'est que les gens ils le prenaient pour eux, tu vois. Alors que nous on leur disait parce que Jean Louis nous l'a dit (et aussi parce qu'on est un peu des commères quand même), du coup avec ces conneries, on se retrouvait à faire des promesses de virées à deux au premier compère venu. Bon, moi j'te le dit tout de go, ma commère, c'était Na.

ui.
(nan, fam, sois pas jalouse... allez, on en parlera à la maison...
pas d'esclandre en public on a dit)
Va-t'en lui expliquer, toi, maintenant, à Na, que t'avais pas prévu ça dans tes plans!
Attends, on a beau dire, mais c'est le genre de truc qui te rogne sur ton budget bubblizz alors merde, quoi!
Mais bon, y a un moment, tu vois, tu peux plus reculer. T'as promis, t'assumes.
...
T'as gagné, ouais.
Et pourquoi il chantait pas "un jour j'irai à Melin avec toi" c't idiot?
Quoi qu'il en soit, comme je suis fantastique, ma promesse j'ai tenue.
Et to New York, nous allâmes.
Bon, on était fin prêtes. Faut dire qu'on avait prévu ça de longue date (tu me connais). On avait tout pris : l'appareil photo, les billets, le plâtre (puant) de Na, l'extrait de Jean Louis, le dindon aussi.

Comme moi et Na, on a une conscience (en garde alternée), quand même, ça nous laissait pas indifférente de laisser Beturque, comme ça, la gueule ouverte, langue pendante, sur le bord de l'autoroute, attachée à un arbre, donc on a statué que "bon, finalement, autant qu'elle vienne avec nous". (ouais, on est des seigneurs.)
Regarde un peu comme elle était contente.
Ca vaut tous les sacrifices du monde...
Et nous voilà partites pour N.Y.
La grosse P.
(didaaaaaan)
Bon le voyage a été plutot calme, rapport que pour une fois y avait pas de grève... et que personne n'a vomi pendant le trajet (enfin, si, y avait bien Lulu, mais elle avait fait sa proprement. Chez elle. Et dans son sommeil). En même temps ça aurait pas été descent de vomir un repas du RU à 6€40.
Bon, Na s'est chargée d'immortaliser tout. Mais TOUT. Surtout pendant l'aller.
En même temps, vu qu'on volait bas, on a vu pas mal de trucs.
Les obélisques en Egypte, Athènes, la Tour de Pise et sa soeur, le Maroc, Francfort et puis bien sûr, Ellis Island.
Et le numéro compémentaire : la Statue de la Liberté.
Enfin, non. En fait, elle, on l'a pas vute.
Parce que bon, le GPS était en panne et le guide anglais qu'on avait commandé qui habite à New York était soit disant trop vomissant pour nous accompagner.
(Genre.)
Consequently, on a mis toute la confiance à l'intérieur du Dindon pour retrouver la Grande Dame Verte ("the jay-di-vi" qu'ils disent, là bas... Il parait.). On aurait bien demandé aux passant, mais bon, vous savez ce que c'est, les grandes villes, tout ça, on n'ose pas. Et puis, on parlait pas la langue, figure toi.
To sum up : on a marché, marché, marché... ensuite on a chémar, chémar, chémar parce qu'on était pas partites dans le bon sens rapport que chez le Dindon, l'orientation c'est pas inné. Et tu peux me croire, il aura pas de Chocosuisse de sitôt!
Après ça, Na avait des impératifs horaires, on avait plus le temps, du coup on n'a pas pris la clé et on est reparties.
A Brandenburg.
A pieds.

"New York"
La dame du tram.
Désormais, c'est décidé : on chante des chansons VIDES !
Si t'écoutes ça jusqu'au bout, tu peux être sur de passer une journée insupportable.
"Allez en paix"
Anonyme.
* vas-y: répète moi ça de tête à voix haute, j'te regarde.